Projection du documentaire de Marc Petitjean « Tokyo Freeters » (52’ / 2010 / TS Productions) :
Suite à la projection du documentaire, des spécialistes japonais, américains et français discuteront des enjeux de ce phénomène de société dans une perspective internationale.
Avec : Mary Brinton (Harvard University), Louis Chauvel (Sciences Po), Yûji Genda (Université de Tôkyô), Cécile van de Velde (EHESS)
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La dette publique du Japon est de 225% de son PIB, soit le double de la Grèce. Situation qui n’est pas prête de s’arranger, le déficit budgétaire étant de presque 10%. Pourtant, aucune tutelle du FMI et de ses réformes libérales (condition sine qua non de son intervention) n’est à l’ordre du jour.
La particularité nippone sur cette question réside dans les emprunteurs. Plutôt que de s’adresser à de grosses banques d’affaires, le Soleil Levant s’est adressé aux épargnants japonais. Résultat: près de 95% de la dette est détenue par des particuliers nationaux.
Si cette mesure, sorte de « rideau de bambou » des temps modernes*, a permis pour l’instant de tenir les spéculateurs à l’écart, selon nombre d’observateurs américains, une tempête économique pourrait s’approcher de l’archipel dans les prochains mois.
Et l’on sait qu’il n’y a pas meilleur météorologue que celui qui provoque les orages…
*l’ère du « rideau de bambou » désigne, au Japon, la fermeture du pays aux étrangers et aux missionnaires lors de la prise du pouvoir par Ieyasu Tokugawa à la fin de l’ère des provinces en guerre, fin XVIème -début XVIIème.
François Bon.
John Perkins, confession d'un corrupteur de nation.